Microtokyo, pour un deuil merveilleux

On vous l’annonçait déjà au début de l’été, le temps est désormais venu de clôturer le projet Microtokyo. Comme chacun le sait, la mort de quelqu’un favorise souvent la révélation d’un autre être ; la fin de quelque chose, le début d’une nouvelle ère. Il en va donc ainsi pour ce blog qui, riche de rencontres, de lectures et de lecteurs, vit sa propre fin comme un deuil merveilleux.

Blog tirant sa révérence en toute sérénité tant son bonheur fut toujours plus celui d’explorer la vie urbaine accompagné de baroudeurs urbanophiles que de courtiser les parfois pénibles « like » d’un média social bien connu. C’est bien ce désir d’exploration sans borne de la condition urbaine qui pousse aujourd’hui l’auteur de ces lignes à aller plus loin. Plus loin, avec une nouvelle ligne éditoriale se concentrant bientôt plus encore sur la perception en milieu urbain. Microtokyo meurt aujourd’hui.

C’aurait pu être aujourd’hui et presque demain – temporalités tendues du blogging. De l’obsolescence programmée et surtout subie. Mais nous choisissons à présent celles-ci : presque aujourd’hui et demain, un bientôt aussi diffus que prometteur (et promis). Bientôt donc, un nouveau média toujours plus indisciplinaire, toujours plus désireux d’éprouver le vertige des mots, des images et de leurs techniques construisant les urbanités. Par delà les discours codés, fussent-ils scientifiques, publicitaires, politiques, poétiques… Il n’y a pas de lendemain pour Microtokyo, mais une naissance pour, telles les visions d’un Ridley Scott, le petit monstre pointant de ses entrailles de chair et de pixels. Par delà la silice et l’acier des chairs : la toute puissance des regards hybrides. Nous irons au-delà de ce que souhaitait H.D Thoreau, l’ennemi des villes : nommer les choses par leur juste nom. A bientôt, donc. D’ici-là, prenez soin de vous. On vous embrasse.

Cyborg à Bruxelles

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